Articles taggés avec ‘politique de certification’

Pour y voir clair dans le champ des formations qualifiantes…

Publié le 13 juin 2015 par Paul Santelmann
 

Le retour en force de la dimension certifiante dans les débats sur la formation en cours de vie active mérite quelques explications. Il faut d’abord rappeler que faute d’une politique de formation promotionnelle des adultes clairement assumée par l’Etat, le paysage français de la certification professionnelle est illisible. Ce paysage relève d’une incroyable diversité qui passe généralement pour une manifestation de libéralisme et d’inventivité mais qui s’avère pour les principaux intéressés (les personnes souhaitant se former) comme un dédale kafkaïen. Lire le reste de cet article »

 

Le champ de responsabilité des certificateurs

Publié le 11 avril 2015 par Paul Santelmann
 

Les principes qui sous-tendent le Compte Personnalisé de Formation (CPF) demeurent lacunaires au regard de la responsabilité des institutions et structures responsables de la délivrance des différentes certifications (diplômes, titres, CQP). D’abord ces structures n’ont pas la même nature au regard de leur rapport aux bénéficiaires des prestations supposées préparer les différentes certifications (formations qualifiantes, VAE, attestations, équivalences, passerelles, etc.). Une certification propre à un opérateur de formation (certains titres du RNCP) ou à une branche professionnelle (CQP) relève-t-elle des mêmes logiques et finalités qu’un diplôme professionnel ministériel  ? Lire le reste de cet article »

 

Politique de certification et méthodes de formation

Publié le 22 juillet 2013 par Paul Santelmann
 

La tendance à considérer que les méthodes de formation relèvent d’une logique spécifique et que l’appareil de formation professionnelle n’a plus à être associé à la conception des modalités d’évaluation et de certification des acquis (alors même qu’il demeure « expert » des contenus de formation qui découlent de l’analyse des contenus du travail), en clair estimer que les valideurs ou les certificateurs peuvent se dédouaner des conditions de réussite des candidats aux épreuves de leurs diplômes ou titres professionnels ne peut qu’accentuer :

  • La montée en puissance des théories « pédagogistes » (caractérisées par un jargon ésotérique et abscons) qui ont notamment déstabilisé les formateurs (et les formés) et rendu plus difficile les liens avec les entreprises (ces théories ont d’ailleurs, pour la plupart, écarté l’analyse du travail de leurs repères…).
  • La tendance des financeurs institutionnels à se substituer aux certificateurs en matière de prescriptions « pédagogiques » (individualisation, alternance, FOAD, modularisation) confinant souvent à l’injonction paradoxale : par exemple les préconisations de démarches « actives » en formation sont contradictoires à l’exigence de raccourcissement des durées de formation (l’alternance ou l’articulation de séquences distancielles et présentielles multiplient les régulations et donc la durée des formations). Cet arsenal de prescriptions a également appauvri le rôle de l’orientation dont un des objectifs consiste à s’assurer de la cohérence entre des contenus de formation et des modes d’évaluation ! Or les prescriptions des financeurs ne s’appuient absolument pas sur les diagnostics des orienteurs en matière de besoins de formation des publics ! Bien au contraire les « orienteurs » se retrouvent dans la position d’être les supplétifs de dispositifs de formation construits sans eux. Lire le reste de cet article »