Articles taggés avec ‘pédagogie active’

Les confusions à propos des pédagogies actives

Publié le 6 janvier 2013 par Paul Santelmann
 

zazou1Le faible investissement en matière de recherche appliquée en formation des adultes depuis quelques décennies a abouti à une floraison de représentations approximatives qui nuisent au renouvellement des méthodes de formation à l’égard des jeunes en difficulté d’insertion et des adultes peu qualifiés. Cette carence est d’autant plus dommageable qu’elle réduit les potentialités apprenantes des nouvelles technologies ou des pratiques d’alternance. Les injonctions, souvent péremptoires, relatives aux pédagogies actives, participatives, visant à l’autonomie des apprenants sont remplies de bonnes intentions mais colportent de nombreuses confusions et illusions notamment quand elles sont interprétées comme une façon de réduire les coûts de la formation professionnelle continue. S’il est désormais possible d’intensifier les processus d’apprentissage en combinant différents espaces d’accès aux savoirs et des mises en situation diversifiées permettant de réduire des durées de formation standardisées et inflationnistes, l’efficacité de ces options tient dans les compétences d’ingénierie qu’elles supposent en termes de diagnostic de situations et de mobilisation de ressources. Lire le reste de cet article »

 

Eradiquer l’illettrisme…

Publié le 2 mars 2011 par Paul Santelmann
 

d97d520a2eee55Le repérage statistique des personnes en difficultés avec l’écrit est très récent. Il est en effet difficile de délimiter cette population : les modalités de « détection » des difficultés avec l’écrit sont fondées sur des tests. Or ces méthodes ne rendent qu’imparfaitement compte des situations auxquelles sont confrontées les personnes et des façons dont elles compensent ces difficultés. Mais, au-delà de ces précautions, le diagnostic est inquiétant quant à la capacité de notre système éducatif à assurer ses objectifs fondamentaux. Lire le reste de cet article »

 

Des principes pédagogiques toujours vivants

Publié le 3 janvier 2011 par Paul Santelmann
 

image_miniDans l’après-guerre la problématique de la formation professionnelle des jeunes et des adultes fut abordée de façon beaucoup plus approfondie qu’on l’imagine aujourd’hui. En fait le faible intérêt de la société à l’égard du sujet nécessitait des argumentaires étayés de la part des défenseurs d’une formation professionnelle efficace. Or les conditions de réalisation d’un tel objectif résidaient dans l’appropriation des contenus du travail comme modalité de construction des démarches d’apprentissage et de formation : « (…) toute formation professionnelle ouvrière doit être une formation fonctionnelle ; autrement dit, elle doit mettre le candidat en contact avec la réalité, avec le travail même qu’il aura à accomplir plus tard dans l’exercice de son métier. (…) Les appareils et les outils qui imitent tout à fait la réalité d’une machine sans faire, comme la machine véritable, courir de risques au candidat, sont ce qui se prête le mieux à la formation du futur ouvrier. (…) C’est pourquoi il faut débuter dans ce domaine par le concret, l’exercice des sens et ensuite seulement passer à l’abstrait. » [1] Lire le reste de cet article »