Une journée d’études réussie…

La journée d’études AFPA/Education Permanente du 25 Septembre qui portait sur les synergies travail/formation a rassemblé plus de 200 participants. Introduite par une conférence d’Yves CLOT, cette journée a été l’occasion de nombreux échanges au cours de trois tables rondes portant sur les différents aspects de la relation travail/formation. La conférence a été centrée sur la thématique du travail « bien-fait » confronté aux empêchements de tout type qui ruinent la liberté du salarié de mener à bien son activité. Une problématique que la formation professionnelle ne peut pas occulter…

La première table ronde a apporté des éclairages sur les enjeux, les tensions et les dynamiques des transformations du travail en période de crise. Le travail étant appréhendé comme structurant le système productif, les identités collectives et individuelles des actifs, le champ des relations sociales, le rapport aux évolutions sociétales (qualité de vie, environnement, etc.), le fonctionnement du marché de l’emploi (quid des effets du chômage de masse sur le rapport au travail).

Ce premier débat mené par Annie JOLIVET du Centre d’Etudes de l’Emploi a été l’occasion pour Dominique MEDA et Guy JOBERT de préciser leurs approches autour de la place et de la visibilité du travail. En contrepoint Solveig OUDET de l’Université de Paris Ouest et Christophe RAMAUX de l’Université de Paris 1 Sorbonne, ont apporté des points de vue complémentaires sur les espaces de reconnaissance du travail et des savoirs professionnels dans l’économie.

La deuxième table ronde, animée par Coralie PEREZ du Centre d’économie de la Sorbonne, a été l’occasion d’un tour d’horizon sur les notions de compétences par Jean François METRAL d’AgroSup Dijon et Mariela De FERRARI, responsable innovation à Co-alternatives. Les questionnements récurrents relatifs à la construction des compétences et au rôle joué par l’expérience, la formation et les situations de travail ont été posés sans, toutefois, être résolus. Christophe GUITTON du CEREQ, en partant des caractéristiques des professions intermédiaires, a abordé les évolutions des métiers et les grilles de lecture adaptées à la compréhension de celles-ci. En toile de fond la question de la réforme de la formation professionnelle a été évoquée sous l’angle de sa contribution aux parcours professionnels.

Pilotée par Anne-Lise ULMANN du Centre de recherche sur le travail au CNAM, la troisième table a été l’occasion d’une interpellation du monde de la formation des adultes quant à sa capacité à s’emparer de l’analyse du travail pour définir les contenus, les pratiques et les objectifs des formations. Fabienne FAUDE de l’AFPA, Jacques FAYET (Consultant) et Anne-Catherine OUDART de l’Université de Lille 1 – CUEEP, ont fait part de leur expérience sur le sujet et ont montré la nécessité de relancer cette dimension sous-jacente à cette synergie travail/formation trop souvent entravée.

Xavier BARON d’Atémis et de l’Université de Versailles-St Quentin, a conclu cette journée en insistant sur les paradoxes de l’interpénétration entre un travail de plus en plus invisible et une formation elle-même embarquée dans cette mutation. Un questionnement sur lequel il faudra bien rebondir…

Des extraits de cette journée d’études seront bientôt en ligne sur le site de la WEBTV AFPA.

Paul Santelmann, Directeur de la Veille pédagogique à l’AFPA

 

Laisser un commentaire