La fin des organismes de formation ?

abimeCoaching, E-learning, réseaux d’échange de savoirs, les alternatives aux stages de formation ne cessent de proliférer tous azimuts. S’agit-il de l’obsolescence d’un format de transmission des savoirs, de l’émergence de nouvelles façons d’apprendre ou de la transformation du profil des formateurs eux-mêmes ? Est-ce tout cela en même temps ? Les interprétations de ces évolutions sont multiples mais esquivent largement la question de l’impact de ces processus sur la dizaine de millions de salariés et de chômeurs dont le rapport aux savoirs, à l’emploi et au travail se dégrade…

8400291-creative-business-themed-collage-money-human-hands-people-and-technologyCe regain des mécanismes d’auto-développement des connaissances et des compétences, accompagné ou non, ne relève pas d’une révolution pédagogique mais d’une relativisation du rôle social et économique des systèmes éducatifs et de formation. Il ne s’agit donc pas de l’émergence d’ un modèle pédagogique nouveau mais d’un rééquilibrage entre les apports respectifs des systèmes de formation et des autres formes du développement des savoirs. La reconnaissance des acquis de l’expérience, du rôle positif des différentes formes d’auto-apprentissage, des processus informels d’acquisition de connaissances, du rôle croissant des professions de l’accompagnement, repositionne le rôle des organismes de formation à un niveau plus modeste que ce qui avait été envisagé par la loi de 1971.

fr.gif.reconversion.300.250Mais si la place du système de formation organisé se réduit, cela ne suppose pas une moindre exigence à son égard ! Bien au contraire l’appareil de formation continue hérite du rôle le plus complexe et le plus difficile qui consiste à limiter le « décrochage » social et professionnel de millions d’individus qui se voient écartés des évolutions qui restructurent le rapport aux savoirs. Ainsi les nouvelles formes de développement des compétences et d’apprentissage impactent bien plus les cadres que les ouvriers ou les chômeurs. C’est pourquoi les organismes de formation doivent monter en qualité et en efficacité dans leurs vocations initiales et essentielles d’appui aux moins qualifiés. Les modernisations de l’économie n’induisent pas automatiquement des organisations de travail favorables au développement des savoirs de tous les salariés. Elles sont même trop souvent un facteur d’éviction des moins qualifiés. C’est pourquoi la formation continue ne doit pas être ramenée à un simple rôle d’accompagnement des évolutions, elle doit aussi être mobilisée comme un élément de correction des choix technologiques et organisationnels dans le sens de l’intérêt des moins qualifiés ou supposés tels.

stewTraining_2006La tendance à vouloir interpréter l’ensemble des processus d’auto-formation comme une dissolution du système de formation au profit d’une gestion individualisée et responsable de son patrimoine de savoirs oscille entre le cynisme ultra-libéral et les utopies libertaires mais condamne notre société à un dualisme social de mauvais augure. Par contre la compréhension de ces phénomènes doit être appropriée par les formateurs et le système de formation lui-même s’il veut rester attractif. Or cette attractivité est la question majeure qui se pose par rapport aux populations qui doutent de leur place et de leur avenir dans l’économie.

image3La vocation des organismes de formation professionnelle est intimement liée aux organisations de travail et à l’implication des entreprises et des communautés professionnelles dans le développement des fonctions formatives. Quant aux dimensions pédagogiques et didactiques des actions de formation, elles doivent être en phase avec les stratégies d’apprentissage des individus, les contextes et contenus de travail et favoriser les passerelles avec le renouvellement des modalités d’acquisition et d’échange des savoirs qui traversent les rapports sociaux. Ces exigences interpellent les ingénieries de formation dont la finalité est précisément de définir les interactions avec le monde du travail.

Paul Santelmann, Responsable de la Prospective à l’AFPA

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13 commentaires pour “La fin des organismes de formation ?”

  1. François Marie dit :

    Bonjour,

    Un point de vue très intéressant pour moi qui suis en formation de formateur au CRI (centre de ressources informatiques) à Nantes.

    Vous laissez entendre qu’il convient d’acquérir les techniques et méthodes d’apprentissage « à distance » impérativement si l’on souhaite se ménager des débouchés réels dans la profession. Il n’empêche bien sûr que votre souci premier est bien d’expliciter les effets pervers (socialement et professionnellement) de cette forte tendance à l’auto-apprentissage.

    Ce n’est pas le plus inquiétant encore pour moi. On nous a annoncé avant la dernière élection présidentielle que la formation continue serait une priorité politique. Fort d’un diagnostique de bon sens en cette période de crise et de déclassement généralisé. Je ne sais pas vous, mais je ne vois rien venir.

    Cordialement

    François Marie

  2. Georges MICHEL dit :

    Tout à fait d’accord. Pour compléter, j’ajoute que pour ces formes d’auto-apprentissage, on met généralement en avant les technologies utilisées pour le E-learning, les réseaux d’échanges de savoirs, les Environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humain … mais on ne parle que rarement des contenus. En d’autres termes on s’intéresse aux « tuyaux » mais on délaisse ce qui y circule. Sans une ingénierie digne de ce nom, il est difficile de garantir la qualité des contenus et des stratégies et méthodes pédagogiques qui les véhiculent. Et seuls les organismes de formation d’une certaine taille peuvent développer une véritable ingénierie de formation.

  3. Bataille Olivier dit :

    En plein accord avec ce qui précède, je voudrais souligner toute l’importance des propos de Paul Santelmann qui précise que ce n’est pas tant une question d’organismes, que de systèmes de formation. Ce qui devrait nous conduire, plus que jamais, à identifier pour ne pas confondre, ce qui relève de la formation (et donc des contenus à transférer) avec ce qui est du ressort de l’apprentissage (et donc de l’individu qui acquière des connaissances).

  4. Afpa Web TV » Archive du blog » La fin des organismes de formation ? | gpmt | Scoop.it dit :

    [...] Afpa Web TV » Archive du blog » La fin des organismes de formation ? From blogtfs.afpa1.host.privilis.com – Today, 8:48 AM [...]

  5. Nadine Pelvillain dit :

    Nicole Aubert et Vincent de Gaulejac, psycho-sociologues, analysent fort bien la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. La société hypermoderne incite à l’individualisation. Ce mouvement ne date pas d’aujourd’hui, et mon propos n’est pas de développer ce point.
    Dès lors, il ne s’agit pas de résister à ce mouvement de fond car les décisions politiques ne donneront pas d’effet avant longtemps et sous réserve que ce qui a été dit sur le sujet depuis 15 ans soit enfin pris en compte (cf Livre Blanc de la Formation Professionnelle, Diagnostic, défis et enjeux , 1998, Nicole Péry) jusqu’aux dernières recommandations du CESE et autres rapports DAVY et maintenant GALLOIS.
    Rappelons un concept de base simple développé par Guy Le Boterf : la compétence professionnelle est un savoir en action. On voit bien là qu’il ne s’agit pas de « transmission de savoir », sinon à se référer à un système éducatif.
    Il y a donc bien un travail de cadrage à concevoir, guidant l’action du formateur pour accompagner les apprentissages (ingénierie de formation et ingénierie pédagogique). Concevoir l’alternance des multiples modalités pédagogiques, articulées avec le monde du réel, le monde du travail.
    Les savoirs informels en action auront-ils toujours moins de valeur que les savoirs formels inactifs ?
    Heureusement la VAE toujours « accompagnée » permet aux actifs de décrocher une certification pour peu qu’ils se soumettent aux normes du certificateur. Un certificateur qui parfois oublie, dans ses modalités d’évaluation, des dispositifs validant bien souvent des savoirs souvent théoriques réduisant à la portion congrue l’évaluation des savoirs d’action (de type Education Nationale)
    L’alignement Formation-Certification-Qualification est un modèle désormais perdu. Ces liens n’avaient de sens que dans un monde où la tension du marché du travail était forte. La disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée, voire surqualifiée, laisse peu de place aux non qualifiés. Or tout travail nécessite de mobiliser des compétences professionnelles (J. Rosé). Mais reconnaitre les compétences acquises dans le monde du terrain, serait leur donner de la valeur, alors lorsque la certification professionnelle est obtenue vie la VAE, ce diplôme-là est souvent mal considéré, mal acquis puisque ne faisant pas partie de la formation initiale, voie royale d’un début de vie réussie, selon les critères de la pensée dominante. Faisons un rapide lien avec l’article de Metis concernant le livre de Danièle Kaisergruber « Formation, le culte du diplôme » : http://www.metiseurope.eu/formation-derri-re-l-attaque-du-diplome-la-critique-des-acteurs_fr_70_art_29493_p1_c1.html#contrib
    Pour reprendre le lien avec le sujet, rappelons ici un point fondamental : la compétence professionnelle n’existe pas de façon autonome, elle ne prend de sens que dans l’action et un contexte professionnel (humain et organisationnel). Comment cette variable incontournable est-elle traitée par les organismes de formation ? C’est une vraie question.
    Innovons. Innover n’est-ce pas le plus souvent prendre le temps de faire un pas de côté ? En recherchant, eh oui, du côté de l’accompagnement, Noël Denoyel (Tours) rappelait récemment les colloques qu’organisait l’AFPA pour réfléchir à des questions complexes. L’accompagnement qui consiste à se rapproche de la zone d’apprentissage proximale d’une personne pour lui permettre de franchir une étape.
    Si l’AFPA a oublié son passé (colloque de 1989), les Universitaires continuent d’avancer sur le sujet et notamment de l’accompagnement et de la nécessaire articulation avec le monde du travail, s’appuyant sur les pratiques anciennes du compagnonnage.
    Alors pourquoi ne pas renouer avec notre glorieux passé, en retrouvant nos racines et les travaux sur l’individualisation, où les formateurs, bien formés, ne craignaient pas de se confronter aux situations professionnelles vécues par les stagiaires durant des périodes plus longues en entreprises, où l’exploitation pédagogique permettait d’analyser le contexte d’une situation professionnelle réelle, qu’aucune situation professionnelle de référence ne permettra de mettre en œuvre.
    Oui, la multiplicité de ces situations professionnelles analysées, permettent, de façon croisée, de consolider les compétences professionnelles « théoriques et pratiques » acquises dans le cadre protégé d’un Centre de Formation.

  6. cvaufrey dit :

    Très bon bilets et commentaires passionnants. Une vraie discussion s’engage.
    Le centre de formation dispose selon moi d’une qualité unique… pour le moment : l’apprenant peut y faire des expériences et expérimentations, apprendre au travers d’un mécanisme d’essai- erreurs, à mille lieux des recettes toutes faites qui pullulent sur la toile et se parent du nom de contenus de formation. Cette limitation de la prise de risque doit être considérée comme l’apport principal de la formation formelle en cours d’emploi. Elle ne l’est pas toujours, ce qui affaiblit les dispositifs. D’où l’importance de la pratique, de l’application et bien sûr de la réflexion sur les transferts des acquis en situation professionnelle, pour qu’ils se transforment en compétences situées.
    L’autoformation implique de la part de l’apprenant permanent que nous devrions tous être la construction d’un environnement personnel d’apprentissage alliant désormais le monde physique et le monde virtuel. En d’autres termes, il s’agit de recréer pour son propre compte un environnement de formation protégé autorisant l’expérimentation et l’apprentissage par l’erreur, aspect fondamental totalement oublié dans la formation initiale, qui pratique l’évaluation sommative bien plus que l’évaluation (et l’auto-évaluation) formative.
    La mise en place de cet environnement ne va pas de soi. C’est pourtant la condition essentielle à tout apprentissage. L’accompagnement des moins bien armés devrait en faire une priorité, et je rejoins là l’auteur du billet : les centres de formation doibent accompagner ceux qui en ont le plus besoin, pour que la formation formelle cesse d’aller en priorité aux formés.

  7. Maud Guenot dit :

    Je partage le constat que les moins qualifiés, ont non seulement moins accès à la formation traditionnelle, mais aussi moins accès à la formation via les réseaux sociaux ou d’autres formes d’apprentissages informels, ne serait ce que par la problématique de l’orientation (quoi apprendre?).

    Quand on parle de formations des moins qualifiés, je pense qu’il faut être réaliste et parler de l’implication de l’Etat. Peu d’entreprises privilégient la formation pour les non-cadres à celle pour les cadres.

    Des incitations financières pourraient venir des OPCA ou de l’Etat.
    Qu’en pensez-vous?

  8. La formation dans la presse – Novembre 2012 - Management de la formation - by RHEXIS dit :

    [...] de la transformation du profil des formateurs eux-mêmes ? Est-ce tout cela en même temps ? » (Lire son article sur le blog de l’AFPA : « La fin des organismes de [...]

  9. Conduite de projet & Dispositifs | Pearltrees dit :

    [...] La fin des OF ? Blog web TV AFPA Nov 2012 A l’occasion de son 10ème anniversaire, l’ENTA a réuni le 8 juin dernier quatre-vingts professionnels et professionnelles de la formation en réseau, à l’université de Toulouse 1 Capitole, autour d’un colloque intitulé « 2002-2012, une décennie de FOAD… et ensuite ? » Depuis 2002, la European Net-Trainers Association (ENTA) participe au cheminement de la FOAD en France et en Europe au travers du dispositif de formation Net-Trainers / Formateur en réseau. Si en dix ans la formation en réseau s’est inscrite dans le paysage de la formation, on peut s’interroger : l’explosion que l’on annonçait aux débuts des années 2000 est-elle au rendez-vous ? [...]

  10. JmarcFJ dit :

    Si loin si proche ou les formations en double-aveugle

    Je ne saurai écrire si c’est la fin des organismes de formation, tant en qualité d’apprenant je ne les ai jamais connu de manière formelle, pourtant je suis formateur pour le compte de différents organismes de formation depuis plus de 20 ans.
    J’ai été amené à animer puis concevoir des dispositifs de formation dans le recrutement, la vente, le management ou la formation de formateurs sans avoir bénéficié de formations formelles à aucun moment et ce n’est pas faute d’en avoir fait la demande à maintes reprises durant ces 20 ans.

    Ainsi sans jamais avoir été formé, j’ai formé des formateurs et la DSI de l’AFPA ou d’administrations françaises, j’ai conçu des modules E-learning pour Demos ou j’ai été chargé de mettre en place des plans de formation pour le lancement de nouvelle activité comme avec Free Mobile, j’ai même enseigné à des étudiants en Licence professionnelle.

    20 ans sans avoir été formé quel impact ?
    Je n’ai jamais eu de problème à trouver un emploi si ce n’est dans les entreprises où le diplôme est une condition siné qua non sans dérogation possible indépendamment de mes qualités et compétences professionnelles.

    Lors de discussions informelles, il m’a souvent été conseillé de faire une VAE mais de mon apprentissage en formation initiale, je n’ai connu que l’ennui d’être assis sur des chaises en bois à écouter des monologues à quelques exceptions, 4 pour être précis (dont je m’inspire à chaque fois que j’ai besoin de concevoir ou d’animer). J’ai plus brillé par mes absences que ma présence au lycée ou à l’université au dam de ces professeurs surtout quand j’obtenais la meilleure note.

    Quand dernièrement j’ai tenté une autre approche pour me former avec le MOOC itypa, j’ai retrouvé tout ce que je n’avais pas aimé à l’école, les mêmes déterminismes, les mêmes travers, j’ai donc arrêté ce pseudo cursus.

    Suivant comme tout le monde de près et de loin, les évolutions technologiques, je me suis mis a concevoir des formations/informations en ligne gratuites en utilisant différents outils également gratuits, ce que je nomme un organisme de formations informelles.

    Avec plus de 40 000 personnes ayant suivi ces parcours de formation, je ne saurai rien écrire pourtant sur l’évaluation des acquis, sur la satisfaction de l’apprenant et encore moins de son donneur d’ordre s’il y en a un.
    Je ne peux me baser que sur le nombre de recommandations sociales avec les statistiques d’outils comme Twitter et les échanges avec des doctorants en sciences de l’éducation sur la qualité des dispositifs pédagogiques que je mets en ligne.

    Je ne connais pas le contexte professionnel de l’apprenant, je ne sais même pas ce qu’il lui manque pour être mieux dans son travail ou sa carrière et encore moins quel est son profil d’apprentissage (si ce dernier existe – je n’ai pas de corpus théorique) pourtant ces formations en ligne sans que j’en fasse la promotion connaissent une croissance constante (Le bouche-à-oreilles est une explication qui me plait bien).

    De cette expérience si personnelle, je fais pourtant différents constats. Les organismes de formation sont plus attachés à leur survie économique qu’à la réelle qualité de leurs solutions, ce qui, à mon sens, explique leur déconvenue.
    Les organismes de formation limitent les choix de solution pour faire face aux exigences du monde professionnel au lieu d’aider et d’accompagner les individus à disposer de plusieurs solutions, à augmenter le champs des possibles.
    Entre une solution qui théoriquement est meilleure, les professionnels de la formation oublient souvent la distance qui sépare l’individu de cette solution, de par ses habitudes d’apprendre notamment ou le fait qu’indépendamment des efforts à fournir ou de ce qu’il pourra en faire, la formation sera bien car il aura une qualification reconnue par le répertoire national des métiers ou un diplôme reconnu au niveau national.

    Ce témoignage non pour dire c’est vrai ou c’est faux mais juste pour expliquer un cheminement non évoqué, une autre réalité que je ne perçois pas.

    La fin des organismes de formation ? je ne les ai jamais connu je ne peux rien en dire.

    Bien à vous !

  11. clarvign dit :

    La formation en AFPA, je ne l’ai pas connu, j’ai arpenté les couloirs des écoles depuis que je suis née, avec un parcours bien ligné.

    Pour mes professeurs, l’AFPA est une « voie de garage » comme ils aiment si bien la nommer.

    De part, les professionnels que j’ai rencontré, je me rends compte que c’est le cas, les formateurs (qui se désignent ainsi et dont je ne nommerai pas leurs véritables appellations) ne savent pas trop quoi faire de leurs apprenants, et si ce n’est qu’ils aient une qualification leurs permettant d’accéder à un emploi, quand la moitié n’a pas désertée avant ce précieux sésame.

    Quand on sait que l’AFPA est la première association financée par l’Etat à hauteur de plusieurs millions d’euros (Je l’ai lu dans une salle d’attente, dans le Figaro Magazine, si ma mémoire ne fait point défaut), cela ouvre le débat…Un débat que l’on chérit particulièrement en France  » Que fait-on de l’argent du contribuable » ! Mais ce n’est point grave, diront-ils, au moins pendant un certain temps, ils ont eu une activité…

    Depuis plusieurs années, on agite le spectre de la fermeture de ces centres de formations pour des raisons diverses et je dirai toujours la même manque de rentabilité, en effet aucune vision « Combien de personnes obtiennent un emploi à la fin de ces formations ». Cela me fait penser aux personnes incarcérées qui attendaient désespérément une formation au sein de ce centre de formation qui est condamné à leurs proposer toujours les mêmes qualifications, autrement dit BTP, Menuiserie, Plomberie…Ma foi, on manque de main d’oeuvre dans ce secteur…

    Par ailleurs, je n’évoquerai même pas le processus de recrutement, puis-je ainsi dire qui leurs permettent d’y accéder, des tests et encore des tests, ce qui ne sert pas à grand chose, tout le monde est pris !

    Enfin, j’espère qu’on pourra au moins refonder ce centre de formation, et lui redonner un peu de noblesse…Il ne faut pas cracher dans la soupe, mais une malheureuse expérience parfois, se résume à avoir du ressentiment.

    Bien à vous.

  12. Marc Nagels dit :

    Globalement, je partage les constats alarmants sur bien des aspects. Toutefois, je plaide pour un regain d’autonomie des centres de formation vis à vis des entreprises qui veulent toujours plus d’adaptation aux conditions du moment. Je veux parler de soumission, d’assujettissement et de conformité.
    Pour qui roulent les centres de formation ? Pour les patrons qui les paient directement ou indirectement ? Pour les salariés qui ont une carrière devant eux ? La mission d’un centre de formation est aussi de favoriser le développement professionnel à long terme, pas seulement d’adapter aux contraintes du moment. En complément de l’article sur mon blog à ce propos, je voudrais indiquer deux leviers pour plus d’équité et d’efficacité. Ils sont bien connus de l’AFPA.
    Le premier est celui d’une vision globale de l’apprenance pour mieux respecter les logiques de développement socio-cognitives des salariés en formation. Le deuxième est celui de la didactique professionnelle pour remetre l’activité au coeur de la compétence.
    Bien à vous.
    Marc Nagels
    17 Mars Conseil

  13. Prospective formation - organisation du travail | Pearltrees dit :

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