Archive pour avril 2017

L’emploi après le chômage…

Publié le 29 avril 2017 par Paul Santelmann
 

Une étude de Pôle Emploi de Janvier 2017[1] apporte un éclairage très intéressant sur les mobilités professionnelles de 800 000 demandeurs d’emploi durablement sortis du chômage. Parmi ceux qui ont repris un emploi (665 000), 37 % déclarent exercer un métier différent de celui qu’ils occupaient initialement. Parmi ceux-ci, 30 % sont restés dans le même domaine professionnel (famille professionnelle). Les causes de cette situation sont multiples : de la volonté de quitter un métier que l’on ne désire plus exercer aux réalités du marché du travail. La mobilité au sein d’un même domaine semble liée à l’expérience acquise dans celui-ci et à un haut niveau de qualification (expérience + niveau de diplôme Bac + 3 ou plus). Le domaine professionnel où l’on observe cette continuité d’emploi (on change de métiers mais on reste dans la même famille professionnelle) est celui des services aux particuliers et aux collectivités. Lire le reste de cet article »

 

Dévaluer ou optimiser le travail humain ?

Publié le 22 avril 2017 par Paul Santelmann
 

Plusieurs courants contributeurs à la conception des robots (ils se reconnaitront) semblent confusément (on l’espère) considérer que nombre de tâches et d’activités de travail sont plutôt mal assurées par les humains. Ces courants se divisent en deux familles complémentaires : l’une se focalise sur les différents défauts de l’activité humaine au regard des impératifs de rentabilité, l’autre se concentre sur les différents volets (physique et psychique) de la pénibilité au travail. Dans les deux cas domine une certaine approche déterministe de l’évolution du travail qui inciterait à recourir aux robots en lieu et place des hommes dans un nombre croissant de fonctions et de métiers. Lire le reste de cet article »

 

Les enjeux d’une réforme de l’apprentissage

Publié le 16 avril 2017 par Paul Santelmann
 

Aborder la question de l’apprentissage nécessite d’être exhaustif sur l’ensemble des mesures et des processus supposés favoriser l’intégration des jeunes dans le monde du travail. Il est également nécessaire de faire le bilan de l’explosion des formules d’alternance du milieu des années 80 autour de plusieurs dispositifs ou mesures : l’apprentissage, l’alternance sous statut scolaire, les contrats de professionnalisation, les actions de formations alternées sous statut de stagiaire de la formation professionnelle, les stages en entreprises et certaines variantes de contrats aidés… Toutes ces formules se sont ainsi fait concurrence, n’ont guère prospéré globalement et ont même abouti à une sélectivité accrue à l’égard des jeunes les plus en difficulté… Lire le reste de cet article »

 

La fin du salariat ?

Publié le 9 avril 2017 par Paul Santelmann
 

Le capitalisme s’est avéré dès le départ  un mode de production instable et mutant dépassant de fait l’hypothèse d’une économie maitrisée et maitrisable par ses seuls dirigeants. Ce système a eu comme caractéristique centrale le renouvellement perpétuel. Aucune économie antérieure n’a ainsi articulé les savoirs individuels et les savoirs collectifs de façon aussi efficace sans pour autant supprimer les tensions sociales et les conflits. Et si le marché et le salariat sont à la base de notre système de production, celui-ci a toujours su conserver certains éléments des systèmes économiques antérieurs (les corporations) et laisser se développer des sous-systèmes périphériques (les professions libérales). Lire le reste de cet article »

 

Les conditions d’une relance de l’apprentissage…

Publié le 1 avril 2017 par Paul Santelmann
 

L’existence de plusieurs voies professionnelles (apprentissage, enseignement professionnel scolaire, contrats de professionnalisation) auxquelles s’ajoutent de nombreuses formules d’insertion (stages jeunes et contrats aidés) sont révélatrices d’une dispersion inefficace de l’action publique et de surcoûts inutiles. Par ailleurs l’hypothèse que les savoirs professionnels se transmettent d’abord et essentiellement en dehors du système productif est toujours dominante. Cette situation a abouti à une hypertrophie et une fragmentation de l’appareil de formation professionnelle ce qui favorise d’ailleurs sa sclérose (la modernisation de ces milliers de structures est devenue irréaliste sur le plan budgétaire et nombre de CFA sont confrontés à des difficultés financières). Ce sur-développement de structures a conduit à un sous-développement des fonctions formatives des entreprises, réduites à n’être qu’un lieu d’application des connaissances transmises dans l’appareil éducatif et formatif. Lire le reste de cet article »