Archive pour la catégorie ‘Chaîne Métiers’

De l’usage du congé individuel de formation

Publié le 5 décembre 2013 par Paul Santelmann
 

L’observatoire des transitions professionnelles qui regroupe 7 Fongecif (Alsace, Bretagne, Centre, Ile de France, Pays de la Loire, PACA et Rhône Alpes) a publié une nouvelle étude sur le devenir des salariés bénéficiaires d’un CIF. L’étude porte plus précisément sur un échantillon de 4137 salariés sortis de CIF en 2010. L’intérêt des travaux de l’observatoire est multiple et permet notamment d’avoir un éclairage sur l’impact des formations qualifiantes dédiées aux actifs et sur l’adéquation formation/emploi dont on sait qu’elle est dégradée pour les sortants du système éducatif (de moins en moins de jeunes diplômés de l’enseignement professionnel exercent une activité en lien avec la spécialité de leur diplôme). Lire le reste de cet article »

 

Un succès !

Publié le 29 novembre 2013 par Paul Santelmann
 

La journée d’études AFPA/Education Permanente du 28 Novembre sur le numérique a rassemblé plus de 200 participants dans l’amphi Paul Painlevé du CNAM. Cette journée d’études était la 3ème du genre qui accompagne désormais la parution des hors série AFPA de la revue Education Permanente. Elle a été l’occasion d’échanges foisonnants et riches qui ont permis d’aborder les différentes facettes de l’impact du numérique dans la sphère des rapports aux savoirs et dans les relations sociales qui les sous-tendent.

Cinq moments forts.

La conférence passionnante d’Olivier LAS VERGNAS, directeur de la cité des métiers et chercheur invité de l’équipe « apprenance et formation des adultes » (université Paris Ouest), a été l’occasion de mesurer les  » Enjeux et paradoxes du défi numérique »… De la « pulvérisation » des savoirs à l’intrusion des savoirs expérientiels profanes dans la sphère académique… Des limites de l’apparente facilité d’accès aux biens communs des savoirs à la normalisation d’une appropriation non réflexive malgré l’émergence des « réseaux sociaux » dont l’impact sociétal nécessiterait d’être mesuré. Présentation de la conférence : http://enviedesavoir.org/slides/EP-OLV-2013.ppt

Trois tables rondes, animées respectivement par Jean Claude RUANO-BORBALAN du CNAM, Jacques BARHY du FFFOD et Jérôme ENEAU de l’Université de Rennes II, ont abordé l’intrusion du numérique dans la (re)construction des rapports au(x) savoir(s), dans le champ des métiers de la formation et de la formation des formateurs enfin dans  l’entreprise au sens large du terme. Les contributeurs au hors série (Hélène BEZILLE de l’Université de Paris Créteil, Denis CRISTOL du CNFPT, Paul OLRY d’Agrosup Dijon, Pascal PLANTARD de l’Université de Rennes II, Jean VANDERSPELDEN  du FFFOD) ont échangé avec d’autres intervenants (Sarah LABELLE de l’université de paris 13-Nord, Serge RAVET, directeur de l’innovation à aDpiOs, Olivier CHARBONNIER du groupe interface ; Patrice GUEZOU de cci France, Stéphane DIEBOLD du groupe Dancause, Sophie PENE du conseil national du numérique et professeure à l’université paris-Descartes). Cette confrontation a fait apparaître les mouvements contradictoires et paradoxaux qui traversent l’usage du numérique : extension du champ des libertés et de la gratuité et expansion des processus consuméristes et d’aliénation à travers la disparition des frontières entre travail et vie privée, brouillage de la frontière entre savoirs et information, déstabilisation des professions à travers le développement des réseaux sociaux, enjeux pour les politiques publiques, etc. La question de l’émergence de nouveaux métiers du champ de la formation a traversé plusieurs échanges et nécessitera un approfondissement.

Florence OSTY chercheure au LISE/CNRS/CNAM et maitre de conférence à science PO, a tiré brillamment les leçons de cette journée en soulignant notamment les potentialités, les équivoques et les ambivalences créées par la diffusion des TIC.

 

Quelle mixité des métiers ?

Publié le 1 novembre 2013 par Paul Santelmann
 

Parmi les éléments de rigidité du marché de l’emploi la partition entre emplois masculins et emplois féminins joue un rôle prégnant en entretenant des représentations archaïques qui pénalisent d’abord les femmes mais qui limitent aussi les mobilités des hommes. Cette situation accentue les difficultés de recrutement dans une période chômage de masse. Le commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) a publié une note très explicite sur l’organisation « ségrégationniste » de nombreux métiers où une orientation scolaire défavorable à la mixité est amplifiée par les préjugés et les stéréotypes en vigueur dès l’enfance. A cette polarisation sexuée entre métiers s’ajoutent les inégalités hommes/femmes en termes de carrière et d’ascension sociale mais aussi de partage des temps domestiques et parentaux. Lien : http://www.strategie.gouv.fr/blog/2013/10/mise-jeu-mixite-metiers/ Lire le reste de cet article »

 

APPEL A CONTRIBUTION

Publié le 28 juin 2013 par Paul Santelmann
 

 

Hors série AFPA – EDUCATION PERMANENTE n° 4 – Parution printemps 2014 – Diffusion aux abonnés d’Education Permanente + réseau AFPA et salariés AFPA (2000 exemplaires).

 Thème : ANALYSE DU TRAVAIL et FORMATION. Alternance, tutorat, formation intégrée au travail, organisations qualifiantes et apprenantes, analyse du travail et formation.

Objectifs

  • Aborder dans une quinzaine d’articles les dimensions formatives de l’entreprise et les interactions organismes de formation/entreprises.
  • Contribuer au débat sur les transformations du travail sous l’angle formatif.
  • Mieux faire connaître les pratiques et les conceptions de l’AFPA et des autres opérateurs de formation dans ces registres.

Types de problématiques :

  • Les  dimensions qualifiantes de l’activité professionnelle.
  • Les  apports respectifs des organismes de formation et des entreprises dans les formations en alternance.
  • Analyse du travail et identification des situations d’apprentissage.
  • Les apports de la didactique professionnelle.
  • Tuteurs et formateurs occasionnels d’entreprise (profils et pratiques)
  • Conditions d’efficacité des pratiques d’alternance.

Contributeurs : salariés AFPA, contributeurs externes (chercheurs, institutions, entreprises, syndicats)

Types d’articles (25 000 signes maxi) à produire pour lecomité de pilotage  AFPA/éducation permanente.

  1. Articles de fond et de recherche
  2. Articles sur les politiques de formation en lien avec le sujet
  3. Articles sur les orientations de l’AFPA en matière de conception de ses prestations
  4. Articles sur les pratiques d’alternance et d’organisation qualifiante du travail.

Délais : Proposition d’articles (5/6 lignes + un titre) : 10 septembre  2013 (paul.santelmann@afpa.fr)

Remise des articles rédigés : avant 10 janvier 2014 pour une finalisation mi-mars 2014 et une parution juin 2014.

 

La formation à l’épreuve du numérique

Publié le 14 juin 2013 par Paul Santelmann
 

Le troisième hors-série AFPA/Education Permanente vient de paraître ! La révolution numérique a bousculé le rapport aux savoirs, le cadre organisationnel de la formation des adultes et la relation apprenant/formateur. Ce numéro rassemble des contributions qui explicitent les transformations des modalités collectives et individuelles d’apprentissage, lesquelles obligent les formateurs à des remises en cause techniques et pédagogiques, notamment dans les dispositifs qui s’adressent précisément aux personnes peu préparées aux usages des technologies numériques. Or certaines fractures sociales, amplifiées par les conceptions académiques et élitistes du savoir, ne sont-elles pas en train d’être dépassées par les nouvelles pratiques sociales permises par les technologies numériques ? Les apprentissages informels ne deviennent-ils pas plus visibles et plus lisibles dans les processus ouverts par les dynamiques des réseaux ? L’appropriation des technologies et des ressources numériques n’ouvre-t-elle pas la voie à une refondation du rôle des formateurs ?

Lien : http://www.education-permanente.fr/public/articles/articles.php?id_revue=1721 Lire le reste de cet article »

 

Une disparition brutale…

Publié le 25 avril 2013 par Paul Santelmann
 

Vincent MERLE est décédé mardi soir d’une crise cardiaque. Il faisait partie des rares acteurs institutionnels qui ne dissociait pas la formation professionnelle, les questions d’emploi et l’analyse du travail. Sa trajectoire professionnelle en témoigne : il occupera différentes responsabilités à l’ANPE, au Commissariat général au Plan, au CEREQ  puis au CNAM. Entre temps il occupera le poste de directeur de cabinet de la secrétaire d’Etat aux Droits des femmes et à la Formation professionnelle Nicole PERY et portera le chantier de la validation des acquis de l’expérience (VAE), inscrite dans la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002. En septembre 2008, il présidera le groupe de travail sur la VAE, mis en place dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle, qui débouchera sur l’ANI de janvier 2009, transposé dans la loi du 24 novembre 2009. Plus récemment il assurait les présidences de l’agence Aquitaine Cap métiers et de l’Association nationale des Carif-Oref.

Il avait récemment conclu notre journée d’études du 24 janvier sur les transitions professionnelles. C’est en hommage à sa mémoire que nous mettons en ligne cette intervention : http://youtu.be/x32YGEWaI9o

Ainsi qu’une interview lors de l’Université d’hiver de la formation professionnelle : http://youtu.be/aCKFuzMmBTA

 

Paul Santelmann, Responsable de la veille « emploi & qualifications » à l’AFPA

 

 

Comprendre la structure des qualifications professionnelles

Publié le 14 avril 2013 par Paul Santelmann
 

Le décalage entre le pilotage des filières de formation et le contenu des emplois s’accentue. L’adéquation « fine » formation/emploi qui reposait sur une spécialisation précoce de la main d’œuvre en période de plein emploi a, depuis longtemps, perdu de sa pertinence. Il y a de moins en moins d’ouvriers et d’employés qui exercent un métier qui correspond à la spécialité de leur formation professionnelle initiale. Mais plus largement la répartition interne de l’effort de formation professionnelle initiale et l’équilibre entre celle-ci et la formation continue traduit une dissociation qui pénalise notamment les nouvelles générations. En caricaturant, les représentations dominantes sous-estiment les compétences des ouvriers et des employés, sur-dimensionnent les connaissances des cadres et des professions intellectuelles supérieures et minorent l’importance des professions intermédiaires. Lire le reste de cet article »

 

Les professions intermédiaires et la formation

Publié le 23 mars 2013 par Paul Santelmann
 

Le CEREQ vient de publier un ouvrage collectif sur les professions intermédiaires (Armand Colin/recherches – 2013) qui vient combler le déficit de travaux sur ces qualifications et fonctions qui sont au cœur des transformations du système productif. Selon les statistiques de l’INSEE, ces professions représentent environ ¼ des salariés français dont 3,3 millions dans les entreprises privées et 1,2 million dans les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et santé). En fait elles dépassent les 7 millions d’actifs en emploi. Elles sont caractérisées par une grande diversité fonctionnelle déclinée en quatre dominantes : management de proximité, expertise technique, commerciale et administrative/gestionnaire mais aussi par de la polyvalence et des pluri-compétences (mixage de fonctions).

L’intitulé des métiers intermédiaires reflète d’ailleurs cette bigarrure : on y retrouve tous les techniciens et agents de maîtrise (TAM) de l’industrie, du BTP ou des services, les technico-commerciaux  mais aussi des emplois plus spécialisés comme, assistant(e)s de direction, infirmier(e)s, professionnels de la communication, documentalistes, formateurs, professionnels de l’action sociale et culturelle… Une des contributions de cet ouvrage (Christophe Guitton – page 333) s’interroge sur l’importance de la formation continue en direction de ces professions. Lire le reste de cet article »

 

La révolution « verte » des métiers

Publié le 9 mars 2013 par Paul Santelmann
 

Dans le champ des activités professionnelles et des secteurs d’activité, la transition écologique doit être appréhendée d’une façon systémique, c’est-à-dire sous l’angle des organisations du travail et pas simplement du point de vue des métiers. S’il est important d’identifier l’émergence de nouveaux métiers et de nouvelles compétences et fonctions liées aux spécificités des exigences environnementales, il est tout aussi important de comprendre l’agencement des compétences « vertes » dans des organisations du travail socialement responsables. Le développement durable ne se résume donc pas à une collection d’innovations technologiques ou au développement de nouveaux métiers mais amorce une mutation économique et sociale qui impacte les organisations et les cultures professionnelles mais aussi les conceptions qui sous-tendent l’éducation et la formation professionnelle. Lire le reste de cet article »

 

L’apprentissage en Allemagne et en France

Publié le 2 mars 2013 par Paul Santelmann
 

Le centre d’analyse stratégique (CAS) vient de publier une analyse comparative entre le système dual allemand et le système d’apprentissage français. L’étude des deux systèmes fait ainsi apparaître qu’ils possèdent chacun des défauts, ils sont notamment confrontés à une moindre efficacité à l’égard des jeunes en difficulté sociale et scolaire. Il n’en demeure pas moins que le système dual possède un certain nombre d’avantages par rapport au système français qui est caractérisé par plusieurs options (apprentissage, enseignement professionnel sous statut scolaire, contrat de professionnalisation, formations alternées financées par les régions). La place centrale des entreprises dans le système allemand s’avère cependant l’élément clef de son efficacité.

http://www.strategie.gouv.fr/content/formation-professionnelle-initiale-na-322

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