Archive pour la catégorie ‘Chaîne Formation’

Repenser la pédagogie en formation des adultes

Publié le 20 septembre 2015 par Paul Santelmann
 

L’AFPA, Education Permanente et le CNAM organise une journée d’études à Paris le 3 Novembre 2015 (8h30 à 17h) sur ce thème de la pédagogie des adultes suite à la parution du hors-série n° 5 AFPA/Education Permanente et du n° 203 numéro d’Education Permanente (coordonné par Emmanuelle Betton) qui portent sur ce thème. L’objectif de cette journée est d’interroger la place des principes et des pratiques pédagogiques dans les formations destinées aux adultes dans un contexte dominé par les logiques prescriptives, le numérique et un certain déboussolement des formateurs eux-mêmes.

Informations pratiques et inscription sur le site d’Education Permanente : http://www.education-permanente.fr/public/manifestations/view.php?no_manifestation=37 Lire le reste de cet article »

 

CPF…Attention à l’amnésie…

Publié le 7 août 2015 par Paul Santelmann
 

Un certain nombre de chiffres sont publiés pour attester de la montée en charge du Compte Personnalisé de Formation (CPF). Ainsi, au 2 août, 1,65 million de comptes ont été ouverts sur le site, 75.650 dossiers de formation ont été créés et 21.361 dossiers validés, selon des données de la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Dans le détail, 12.663 demandeurs d’emploi (59%) ont obtenu une formation, contre 8.698 salariés (41%). En attendant l’évaluation des formations ainsi obtenues par ce dispositif (qui ne saurait se limiter à l’acquisition de certifications mais aussi à la prise en compte des taux de réussite des personnes engagées), il est nécessaire de rappeler un certain nombre de paramètres. Lire le reste de cet article »

 

Qui a envie de se former ?

Publié le 20 juillet 2015 par Paul Santelmann
 

Les déboires du Compte Personnalisé de Formation (CPF) ont d’abord comme origine une absence d’analyse systématique des attentes des actifs à l’égard de la formation. Une étude (non renouvelée depuis) sur ce sujet (DARES – Premières synthèses – Mars 2003) recensait plusieurs types d’attente des personnes à l’égard de la formation : une attente d’adaptation à l’emploi, très majoritaire, qui oscillait entre 85 et 90 % selon les classes d’âge et d’autre types de besoins, beaucoup plus minoritaires (obtenir un emploi, changer de métier ou acquérir un diplôme, besoins extrinsèques par rapport au travail). http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/publication_pips_200303_n-12-1_seniors-formation-continue.pdf Lire le reste de cet article »

 

Le non salariat, une sphère duale et ambivalente…

Publié le 13 juillet 2015 par Paul Santelmann
 

En dehors du secteur agricole, on compte environ 2,5 millions de personnes exerçant une activité non salariée dont 588 000 auto-entrepreneurs[1]. Cette zone d’activité, fortement présente dans l’économie des services, pèse 10 % de l’ensemble des emplois et s’avère extrêmement composite en termes de contenus de travail et de revenus : de 450 euros mensuels en moyenne pour les auto-entrepreneurs à 8500 euros pour les professions juridiques et comptables (des activités en baisse). 1/3 des auto-entrepreneurs assurent aussi une activité salariée et ce statut se développe largement comme revenu d’appoint ou revenu minimum. Lire le reste de cet article »

 

Sortir des fatalismes et des déterminismes.

Publié le 4 juillet 2015 par Paul Santelmann
 

Le rapport au travail semble s’être délité, les causes en sont nombreuses : le chômage de masse et de longue durée s’est installé et les modernisations du système productif ont minoré les enjeux de la qualité de vie au travail et de la qualité du travail. Cette tenaille enserre particulièrement les nouvelles générations et les seniors. Aux plus jeunes, il est proposé la prolongation des études afin d’éviter le chômage ou d’occuper les emplois du bas de l’échelle en début de vie active, aux seconds, il est suggéré d’allonger leur temps de vie au travail (d’abord pour équilibrer les régimes de retraite !!!) mais dans une logique de dévaluation de leurs acquis d’expérience supposés obsolètes et peu transférables. Les litanies sur la société des connaissances et la fin du travail, qui s’alimentent au gré des innovations technologiques, interprétées comme autant de processus d’obsolescence des compétences humaines, entretiennent le pessimisme grandissant d’une partie de la population et alimentent les thèses obscurantistes et rétrogrades. Lire le reste de cet article »

 

Redéployer les allégements de charges vers les qualifications intermédiaires…

Publié le 26 juin 2015 par Paul Santelmann
 

La Fabrique de l’industrie (http://www.la-fabrique.fr/) a publié une étude méritoire[1] sur la question des exonérations de charges. Cette analyse vient consolider les hypothèses favorables à une politique d’appui au développement des emplois qualifiés intermédiaires. Jusqu’à présent la politique suivie était centrée sur l’allégement des charges sociales sur les bas-salaires visant à ralentir la diminution du nombre d’emplois peu qualifiés afin de faciliter l’accès ou le retour à l’emploi des chômeurs peu qualifiés. En fait cette option a entretenu la confusion entre bas-salaires et emplois peu qualifiés (or nombre d’emplois faiblement rémunérés nécessitent plus de compétences qu’il n’y paraît), d’autre part une grande partie des emplois peu qualifiés est occupée transitoirement par une population diplômée ou entretient une politique ambigüe pour laquelle  les immigrés seraient prédestinés à exercer les emplois les plus dévalorisés. Dans les faits, le chômage de longue durée des moins qualifiés n’a cessé de progresser depuis les années 80. Lire le reste de cet article »

 

L’apport structurel de la formation continue

Publié le 21 juin 2015 par Paul Santelmann
 

La formation continue a été entrainée ces dernières décennies dans une logique essentiellement conjoncturelle, micro-locale et individualisée de son usage que ce soit du point de vue du besoin des entreprises ou du projet des personnes. Cette approche est cependant réductrice et contribue d’ailleurs à dégrader la valeur ajoutée des organismes de formation. Ce qui garantit la qualité et la pertinence des réponses aux besoins conjoncturels et personnels dépend aussi du rôle structurel de la formation continue. Lire le reste de cet article »

 

Pour y voir clair dans le champ des formations qualifiantes…

Publié le 13 juin 2015 par Paul Santelmann
 

Le retour en force de la dimension certifiante dans les débats sur la formation en cours de vie active mérite quelques explications. Il faut d’abord rappeler que faute d’une politique de formation promotionnelle des adultes clairement assumée par l’Etat, le paysage français de la certification professionnelle est illisible. Ce paysage relève d’une incroyable diversité qui passe généralement pour une manifestation de libéralisme et d’inventivité mais qui s’avère pour les principaux intéressés (les personnes souhaitant se former) comme un dédale kafkaïen. Lire le reste de cet article »

 

Comment évoluent les emplois (suite) ?

Publié le 7 mai 2015 par Paul Santelmann
 

Dans le dernier exercice prospectif « Les métiers en 2022 » de France Stratégie et de la DARES (groupe Prospectives des Métiers et des Qualifications), la question de la polarisation des emplois est à nouveau abordée selon une approche qui tente de confirmer les projections antérieures fondées sur l’hypothèse d’une augmentation des emplois très qualifiés et des emplois très peu qualifiés au détriment des emplois « moyennement qualifiés ». (voir ma chronique du 18/04 sur le même sujet). Selon l’exercice PMQ (scénario moyen), en 2022 les cadres et les professions intermédiaires (regroupés) pèseraient 42,5 % des emplois, les ouvriers et employés qualifiés 32,1 % et les ouvriers et employés peu qualifiés 18 %… Les indépendants, curieusement isolés, pesant 7,3 %… (page 116 du rapport). Lire le reste de cet article »

 

De l’usage de la formation par les entreprises

Publié le 2 mai 2015 par Paul Santelmann
 

L’abandon partiel de l’obligation légale de financement de la formation continue par les entreprises (suppression du 0,9 % correspondant au plan de formation) va modifier les représentations qui sous-tendaient l’ancien système. Ces représentations idéologiques supposaient que l’effort formatif des entreprises pouvait être organisé sous l’angle de la reconduction, de la diminution ou de la progression annuelle des dépenses de formation. Ainsi les grandes entreprises ont été considérées, selon cette approche, comme « très formatrices » (dépenses régulières et supérieures à l’obligation légale) et les petites et moyennes entreprises ont été pointées comme « faiblement ou moyennement formatrices ». Lire le reste de cet article »