Le travail industriel à l’ère du numérique

Publié le 5 novembre 2016 par Paul Santelmann
 

La Fabrique de l’industrie vient de publier une note de Thibaut Bidet-Meyer et Louisa Toubal qui porte sur les enjeux d’une politique ambitieuse permettant d’articuler la transition numérique et la modernisation de l’industrie. Cet ouvrage apporte de nombreux éléments de réponse aux questionnements sur les compétences nouvelles, les organisations de travail, les innovations technologiques et les systèmes d’acteurs concernés par cet enjeu.

 

Lien : http://www.la-fabrique.fr/fr/publication/travail-industriel-a-lere-numerique/ Lire le reste de cet article »

 

Travailler plus longtemps ?

Publié le 25 octobre 2016 par Paul Santelmann
 

Le conseil d’orientation des retraites (COR) a abordé  lors de sa séance plénière du 19 octobre 2016 un dossier sur le « Report de l’âge de la retraite : effets macroéconomiques ». Dans un pays qui a longtemps communié aux préretraites comme pratique de dévaluation des acquis des seniors et qui peine à valoriser l’expérience professionnelle, la question du relèvement de l’âge d’ouverture des droits à la retraite est cruciale. La France fait partie des pays qui connaissent un fort sous-emploi des seniors qui n’a pas profité aux jeunes qui sont également en sous-emploi. Notre pays est également marqué par des conditions de travail plus dégradées qu’ailleurs en Europe et des choix organisationnels qui entretiennent le désinvestissement professionnel des plus âgés mais aussi des plus jeunes. Or tout le monde peut convenir que l’allongement de la durée de vie et l’arrivée plus tardive des nouvelles générations sur le marché de l’emploi crée les conditions d’un déplacement de l’âge légal de la retraite plutôt qu’une baisse des pensions pour équilibrer les comptes du régime de retraite. Comme le rappelle le COR : « l’âge effectif de départ à la retraite constitue l’un des trois leviers – avec le niveau des ressources et celui des pensions – de l’équilibre financier du système de retraite. Les différentes réformes conduisent à relever cet âge, qui passerait de 60,5 ans en 2010 à 64 ans en 2060. ». Lire le reste de cet article »

 

Emplois stables et emplois transitoires

Publié le 9 octobre 2016 par Paul Santelmann
 

Parmi les approximations qui irriguent les analyses sur l’emploi le scénario d’une précarisation massive inéluctable demeure vivace et alimente une approche fantasmatique de l’économie et du salariat. Ainsi l’ubérisation continue à être présentée comme un tsunami alors même qu’apparaissent les premiers déboires de cette option. De même le modèle économique de l’auto-entreprenariat de masse, supposé dissoudre le salariat, vient plutôt rééditer l’économie de subsistance des pays sous-développés (on consomme ce que l’on produit) à laquelle s’ajoutent du salariat saisonnier, des petits travaux, des ventes d’objets, des services divers… Lire le reste de cet article »

 

A lire : Raymond Vatier, L’Aventure d’un gamin des Trente Glorieuses…

Publié le 6 octobre 2016 par Paul Santelmann
 

Raymond Vatier est né en 1921, fils d’épicier à Boulogne. Il a traversé les aventures et les drames du siècle. Son parcours exceptionnel a laissé des marques durables. Après les Arts et Métiers et un premier emploi d’ingénieur chez Renault, il est contraint, pendant la guerre, à travailler en Allemagne. De retour, il participe aux côtés de Jean Myon à l’élaboration du modèle social de Renault qui sera longtemps une référence. Il y crée le premier service formation de l’entreprise. Ouvert à la coopération avec d’autres entreprises, après des voyages d’étude dans divers pays, il présidera à la création d’organismes toujours actifs aujourd’hui comme le CESI et Entreprise et Personnel. Il sera aussi président d’associations de référence des DRH, en France (l’ANDCP devenue ANDRH) et au niveau européen. Ces réalisations lui vaudront d’être appelé en 1970 par Olivier Guichard à être le premier Directeur Délégué à l’Orientation et à la Formation Continue du Ministère de l’Éducation nationale. Expérience mémorable dans le contexte de l’après Mai 68 ! Elle ne durera que quelques années en raison des évolutions politiques, mais quel bilan ! Il va créer les GRETA, l’ONISEP, le CEREQ, l’ADEP et de nombreux services qui, quarante ans plus tard, se sont imposés dans le paysage social. Revenu ensuite au secteur privé associatif, c’est dans ce cadre qu’il crée le concept et les méthodes de l’audit social et, plus tard, l’Institut International de l’audit social (IAS). Celui-ci, en hommage, a créé un Prix Raymond-Vatier remis chaque année à un étudiant pour un mémoire de qualité sur le sujet. Devenu retraité, il s’implique activement dans la vie associative locale et continue à suivre le monde de la formation…

Son parcours professionnel riche en réalisations, mais aussi en anecdotes, lui a permis de croiser nombre d’acteurs, ministres, syndicalistes, ou experts, qui ont marqué l’histoire sociale française, et qu’il évoque au long de ses pages. Dans cet ouvrage, Raymond Vatier, retrace son parcours de l’enfance en tissant les liens entre ses vies professionnelle et personnelle.

Voici maintenant, avec le concours de quelques amis, un récit complet de son riche parcours.

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L’enseignement professionnel en questions

Publié le 16 septembre 2016 par Paul Santelmann
 

Le dernier rapport sur la cartographie de l’enseignement professionnel, réalisé par l’Inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN) et l’Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche (IGAEN) de Juillet 2016, apporte des éclairages très pertinents sur les contradictions qui traversent la formation professionnelle initiale.La cartographie de l’offre d’enseignement professionnel se décline (avec options) sur 187 spécialités de CAP, 52 spécialités de BEP, 101 spécialités du baccalauréat professionnel, 58 spécialités du brevet professionnel, 29 spécialités de mention complémentaire de niveau V et 23 de niveau IV, 134 spécialités du brevet de technicien supérieur et 27 spécialités du diplôme des métiers d’art ! Cette grande variété de spécialités assure-t-elle pour autant une insertion quantitative et qualitative des jeunes dans l’emploi et répond-t-elle aux besoins des entreprises ? Lire le reste de cet article »

 

Apprentissage et difficultés de recrutement

Publié le 1 septembre 2016 par Paul Santelmann
 

Lors de l’université d’été du MEDEF, lors d’un débat consacré aux rapports entre les entreprises et l’Éducation nationale, un intervenant a affirmé qu’en 2020 : « il y aura 2,3 millions d’actifs non qualifiés et en parallèle 2,2 millions d’emplois non pourvus. La solution sera donc évidemment l’apprentissage et il faut faire de l’alternance une voie d’excellence ». Qu’il faille refonder notre enseignement professionnel autour d’un système d’apprentissage favorisant une véritable synergie entre les centres de formation et les fonctions formatives des entreprises est une évidence. Mais une telle réforme qui prendra quelques années, ne solutionnera pas la question de la sous-qualification supposée de 2,3 millions d’actifs ( ?) et la difficulté de recrutement concernant 2,2 millions d’emplois ( ?). Lire le reste de cet article »

 

Bertrand Schwartz est décédé !

Publié le 1 août 2016 par Paul Santelmann
 

La communauté de la formation permanente est en deuil. Bertrand Schwartz nous a quitté ce dernier Weekend de Juillet à 97 ans. Cet infatigable militant de la promotion sociale et de la lutte contre les inégalités sociales a été une référence pour la formation des adultes et des jeunes en insertion. Dans les années 60 il dirigera le CUCES de Nancy et contribuera à la création de l’INFA (Institut national pour la formation des adultes) dont il prendra la direction jusqu’en 1969. Ces établissements feront référence dans le champ de la formation des adultes. En 1969 il crée la revue Education Permanente qui demeure un point d’ancrage théorique et pratique pour les formateurs d’adultes.

En 1981, à la demande de Pierre Mauroy, premier ministre de l’époque, il produit un rapport sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes qui ouvrira la voie à la création des missions locales et des permanences d’accueil d’insertion et d’orientation (PAIO). Mais il ne s’enfermera pas dans le champ de l’insertion des jeunes comprenant qu’il y a une ambition plus large à porter en direction des moins qualifiés qu’ils soient jeunes, chômeurs ou salariés. Il créera notamment la mission « nouvelles qualifications » au milieu des années 80 destinée à développer des actions innovantes en direction des jeunes et des salariés où il s’agit de combiner les transformations du travail et la montée en compétences des moins qualifiés. Son mot d’ordre de l’époque, toujours d’actualité, sera : « moderniser sans exclure » (il en fera un ouvrage publié à la Découverte en 1994).  Il s’imposera comme un militant d’une alternance formative ambitieuse centrée sur la transformation du travail et la valorisation des savoirs des moins qualifiés.

Il participera, à la fin des années 90, à la mise en œuvre du programme Nouveaux Services – Emplois Jeunes notamment dans le champ de la médiation sociale. Sa ligne de conduite, pragmatique, innovante et ambitieuse, ne bénéficiera cependant pas d’un appui indéfectible de la part des institutions, des syndicats et des gouvernements. Il a pourtant tracé une voie qu’il faudra bien reprendre et systématiser car elle s’est inscrite dans un diagnostic pertinent de la nécessaire articulation de l’économique et du social.

Paul Santelmann, Directeur de la Veille « emploi & qualifications » à l’AFPA

 

Une étude à mettre entre toutes les mains

Publié le 25 juillet 2016 par Paul Santelmann
 

Une note d’analyse de France Stratégie (n° 49 – Juillet 2016) réalisée par Nicolas Le Ru aborde la question des effets de l’automatisation sur l’emploi. Contrairement à des analyses récentes (que nous avons brocardé) annonçant des destructions massives d’emplois liées au développement des robots et de l’intelligence artificielle, l’étude de Nicolas Le Ru a l’immense mérite de rompre avec ces thèses déterministes. L’auteur souligne notamment les limites d’une approche « techniciste » des emplois (sur-dimensionnant les effets des technologies) qui ne tiendrait pas compte des contextes sociaux, organisationnels ou économiques. Le même métier ne s’exerce pas de la même façon dans des pays différents, des entreprises ou des secteurs différents… Lire le reste de cet article »

 

Toujours plus de temps pour aller au travail !

Publié le 13 juillet 2016 par Paul Santelmann
 

Plusieurs études régionales de l’INSEE font état d’une hausse des distances parcourues par les personnes pour aller à leur travail. Ainsi en 2013, deux tiers des actifs en emploi de la région Grand Est se déplacent hors de leur commune de résidence pour aller travailler. L’augmentation du nombre de navetteurs s’accompagne d’un accroissement des distances parcourues pour aller travailler. En 2013, les navetteurs à plus de 30 minutes de trajet en voiture de leur lieu de travail représentent 26,3 % de l’ensemble des navetteurs, frontaliers exclus, contre 22,8 % en 1999. Au contraire, les déplacements les plus courts, de moins de 15 minutes, concernent 28,3 % des navetteurs en 2013, soit 4,4 points de moins qu’en 1999. Lire le reste de cet article »

 

Comment repositionner la VAE ?

Publié le 12 juin 2016 par Paul Santelmann
 

En 2012, ce sont 48 709 candidats (50702 en 2008) qui ont été présentés aux différentes épreuves de validation des acquis expérientiels (VAE) dont 6276 pour le seul Ministère chargé de l’Emploi. Cette démarche qui devait s’adresser prioritairement aux actifs non diplômés et/ou faiblement qualifiés se heurte au système de validation et de certification français essentiellement conçu pour la formation professionnelle initiale et un enseignement professionnel de type scolaire. Dans ce système les acquisitions en situation de travail ne sont appréhendées que comme applications des enseignements en centre de formation et où l’expérience singulière liée au collectif de travail n’est pas intégrée comme telle. Lire le reste de cet article »